Malgré les progrès de la loi française et la reconnaissance officielle de la langue des signes en février 2005, les conséquences du Congrès de Milan se font encore sentir aujourd’hui…
Voir des extraits de la Loi du 11 février 2005
Brésil
Le Brésil, pays émergeant, présente au nord et au sud des situations économiques totalement différentes, le sud étant plus développé que le nord. La ville de Rio de Janeiro ouvre son Institut des jeunes sourds (INES) en 1857, et participe à la diffusion du LIBRAS, la langue des signes brésilienne, dans tout le pays. Le Brésil a reconnu en 2002 le LIBRAS en tant que langue officielle du pays, au même titre que le portugais dans la Constitution, et a validé le protocole de la convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU. Le pays possède aujourd’hui un pôle d’innovations technologiques pour l’accessibilité à l’enseignement à Florianopolis.
Depuis la reconnaissance officielle du LIBRAS, quelques écoles bilingues ont été créées, la mise en place de cursus scolaire et universitaire est en pleine évolution. Le professeur sourd commence à se faire une place dans l’enseignement et cherche à faire reconnaître la même légitimité que ses collègues entendants… Comme partout ailleurs au Brésil, la vie est difficile, les personnes sourdes sont d’autant plus motivées à se battre pour leurs droits et pour l’avenir des jeunes sourds.
Voir des extraits du décret de la constitution brésilienne
et de la loi sur l'accessibilité
Argentine
Il y a environ 400 000 personnes sourdes ou malentendantes. Mais seulement 3 provinces, Buenos Aires et San Luis et Mendoza ont adopté des textes de loi qui abordent les différents droits et le problème de l’accessibilité pour les personnes sourdes.
Il y a des formations de langue des signes, d’interprètes, reconnues par des diplômes d’état, du moins dans les 3 régions précitées. Mais ailleurs, la situation des personnes sourdes est critique, le pays se remet à peine d’une longue période obscure de son histoire… Le système éducatif est encore très influencé par la méthode oraliste, venue tout droit des « docteurs » de Milan. Les enfants sourds sont majoritairement placés en intégration, l’enseignement en langue des signes n’intervenant qu’en derniers recours pour « réparer » les échecs scolaires…
Cependant les acteurs associatifs continuent leur lutte pour la reconnaissance de la langue des signes par le gouvernement, ce qui permettrait alors de faire bénéficier à tous les sourds du pays, d’une réelle accessibilité à l’éducation et au savoir, même dans les régions les plus reculées.
Voir des extraits de loi de Buenos Aires
Voir des extraits de loi de San Luis
Voir des extraits de loi de Mendoza |
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